Restauration, hôtellerie et monde de la nuit: le PLR Genève veut accompagner celles et ceux qui font vivre Genève

Le parti soutient des mesures concrètes telles que la création d'un point de contact unique pour aider les professionnels de la branche dans leurs démarches administratives et un test pour une ouverture des terrasses le jeudi jusqu'à 2h en été.

Photo: Lucie Lanchou

Trop de contraintes, trop de démarches, pas assez de souplesse: les acteurs de la restauration, de l’hôtellerie et du monde de la nuit ont exposé leurs préoccupations lors de la deuxième édition de Rest'Ho, une rencontre organisée par le PLR Genève.

Lundi 21 septembre, en présence de la présidente du Conseil d’État, Anne Hiltpold, les restaurateurs, hôteliers et organisateurs d'événements se sont réunis aux Halles de l'Ile à l'invitation du PLR. L'occasion de faire entendre directement leurs attentes et leurs difficultés. Parmi les enjeux évoqués: les lourdeurs administratives, les conditions-cadres, les horaires d'ouverture des terrasses, l’organisation d’événements et la nécessité de préserver l’attractivité de Genève.

«Nous voulons partir des réalités du terrain. Ceux qui font vivre nos restaurants, nos hôtels et notre vie nocturne doivent pouvoir travailler dans un cadre simple et adapté», a souligné Pierre Nicollier, président du PLR Genève.

Marc-Antoine Nissille, membre du comité de la Société des Hôteliers de Genève (SHG) a indiqué: «Lorsqu'ils viennent à Genève, les touristes achètent une certaine image de la Suisse: beauté, propreté et qualité. Sommes nous à la hauteur?» Face à cette question, il a déploré l'insécurité grandissante, les conditions de trafic mais aussi le manque d'animations et «le manque de charme», à l'image des fontaines qui ne sont plus illuminées la nuit.

De son coté, Anthony Castrilli, président du Groupement professionnel des restaurateurs et hôteliers (GPRH) a rappelé que dans la dernière étude sur l'attractivité des villes suisses, Genève a dégringolé à la 7e place, derrière Lausanne (3e). «Ce qu'on demande, c'est qu'on nous laisse travailler! On voudrait des interlocuteurs qui cherchent des solutions avec nous plutôt que de sortir le carnet de contraventions.»

Un interlocuteur unique et un événement estival avec un feu d'artifice

Conscient des problématiques et de l'enjeu, le PLR Genève entend poursuivre son travail autour de mesures concrètes, notamment la création d’un «single point of contact», soit un interlocuteur unique qui permettrait de simplifier les démarches administratives et d'accélérer les procédures.

Au niveau de la Ville de Genève, trois propositions ont été faites dont le retour d'un grand événement estival doté d'un feu d'artifice. Rappelant que les Fêtes de Genève représentaient 120 millions de retombées économiques, Philippe Schwarm, vise-président du PLR Genève et ancien président de Genève Tourisme a déploré le fait que les obstacles administratives et les couts découragent les organisateurs d'événements: «La culture de l'entrepreneuriat n'existe plus. On est passé à la culture de l'immobilisme. Il faut que cela change!»

Des conditions équitables entre le privé et le public

Le groupe PLR au Conseil municipal de la Ville de Genève porte deux textes: l'un prévoit l’égalité de traitement entre les acteurs privés et publics. «Si les autorités ont la possibilité de diffuser de la musique en été en extérieur, les professionnels devraient pouvoir en faire autant sur leurs terrasses!», a détaillé Bryan Lo Giudice, organisateur de Rest'Ho. Autre projet: faire un test durant l'été pour étendre les horaires d'ouverture des terrasses jusqu'à 2h du matin le jeudi. «Derrière toutes ces propositions, il y a une vision: celle d'une Genève qui vit, qui bouge, qui est attractive», a-t-il conclu.

Le PLR Genève remercie les représentants des milieux professionnels pour leur participation à cette deuxième édition de Rest'Ho et se réjouit de poursuivre le travail à leurs côtés.